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Formation - Y a-t-il un pilote dans l'organisavion ? Facteur humain et risques sociaux
L’aéronautique comme exemple de gestion de la performance sociale
Uniquement en intra

Séminaire animé par :
  • Cyril AUBRY, commandant de bord, ex-pilote de la présidence de la république française
  • Pierre-Eric SUTTER, psychologue du travail, président de m@rs-lab
Objectifs :
  • En quoi le facteur humain peut-il être créateur de valeur pour les organisations plutôt que d’être une source de risques et de coûts ?
  • Comment gérer les risques sociaux qui découlent du facteur humain et qui semblent obérer la performance de l’organisation ?
  • Peut-on optimiser les performances du facteur humain ?
Durée :
Formation sur une ou deux journée(s)

Public concerné :
Comité de direction, DRH, managers

Programme/thématiques :
En avion comme en organisation, le facteur humain ne peut être à son efficacité optimale si l’on ne s’est pas penché avec attention sur les 5 points qui suivent. Ce sont autant de facteurs de risque que des opportunités du point de vue de la performance des hommes et des organisations. Des exemples véridiques, issus de l’aéronautique, viennent illustrer le propos de façon pédagogique.

1 - Vision du monde & représentation de la situation
En quoi la (les) vision(s) du monde et les représentations des situations professionnelles dont sont porteurs les acteurs de l’organisation influent sur la performance sociale et donc sur la performance économique ?
En 1996, un vol initialement prévu de Detroit à Francfort s’est finalement posé à Bruxelles. Pourtant, l’équipage est expérimenté ; de plus, le commandant de bord de ce vol venait de traverser trois fois l’atlantique en cinq jours. Comment expliquer une telle erreur de représentation qui si elle n’a pas entraîné de dommages à coûté très cher à la compagnie aérienne concernée ?
2 - Acquisition et traitement de l’information - Communication et coordination
Quand les acteurs ne disposent pas d’un niveau d’information satisfaisant – ni trop ni trop peu – ils ne peuvent la traiter correctement ni communiquer aisément, malgré les apparences, souvent trompeuses. Bien que les acteurs échangent entre eux, se comprennent-ils et coopèrent-ils d’une façon efficace et efficiente ?
L’expérience de RUFFEL & SMITH (1979) montre que certains accidents arrivent par défaut de communication et de coordination entre les membres de l’équipage. Cette expérience se base sur une séance de simulateur simple, conçue pour induire une surcharge de travail sans situation catastrophique ingérable. Pourtant, beaucoup d’équipages arrivent au crash suite à une mauvaise gestion des ressources et des priorités ! Comment optimiser les échanges d’informations et coordonner l’action collective en cas d’aléa simple ou d’une surcharge de travail passagère ?
3 - Exercice de commandement et synergie, l’évolution de la confiance - Prise de décision
Ceux qui ont en charge la responsabilité de diriger les collaborateurs ont-ils des qualités de leadership suffisantes pour prendre les meilleures décisions, sont-ils capable de susciter la synergie suffisante pour atteindre les objectifs avec efficacité (au moindre coût) et efficience (pour la création de valeur optimale) ?
En 1977 à Ténériffe, un boeing 747 qui décolle en percute un autre ; bilan : 583 morts. Le décryptage de ce qui reste à ce jour la plus grande catastrophe aéronautique montre à quel point un leadership trop autoritaire qui ne laisse pas suffisamment de place à l’expression des membres de l’équipage peut être particulièrement létal.
4 - Gestion de la charge de travail - Limites des capacités psycho-physiologiques - Gestion du stress
Quand les acteurs de l’organisation ne sont plus en capacité de mobiliser leurs ressources pour faire face non seulement à la routine de leur poste mais aussi aux aléas qui surviennent de façon erratique, ils peuvent générer malgré eux des incidents critiques décisifs.
La gestion du stress est un point crucial en navigation aérienne. Le stress obère fortement la capacité à faire face aux imprévus et même à la performance habituelle des individus.
En 1972, un Tristar en approche sur Miami remet les gaz car le voyant vert de verrouillage du train d’atterrissage avant ne s’allume pas. Après une remontée à 2000 pieds, le co-pilote aux commandes enclenche le pilote automatique. Pendant les quatre dernières minutes de vol, l’équipage trop occupé à traiter le problème du train, ne s’aperçoit pas que l’avion quitte doucement sa position. Il s’écrase dans les marais des Everglades.
5 - Erreur fiabilité humaine - Chaîne de l’erreur, prévention et détection
Comment capitaliser sur les erreurs plutôt que de chercher à les éradiquer ? En aviation, le pilote performant est celui qui détecte le plus d’erreurs, pas celui qui en fait le moins !...
A partir du modèle de Reason et du visionnage d’un film, un accident est analysé pour en comprendre la dimension systémique par l’enchaînement d’erreurs en apparence insignifiantes.


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