Evenements
              
Retour à l'accueil

Dissiper les paradoxes du vécu au travail avec l’Observatoire de la vie au travail (OVAT)
Alors que 4 salariés sur 5 se disent impliqués par le travail, 1 salarié sur 2 se dit par le même temps insatisfait par les conditions de travail de son employeur. C’est l’une des conclusions révélée par l’édition 2009 de l’Observatoire de la vie au travail (OVAT). Comment comprendre cet apparent paradoxe ? Comment les salariés français en viennent à vivre leur travail d’une façon qui semble aussi contradictoire ? Cette contradiction perdurera-t-elle après analyse des résultats de l’édition 2010 ?

Le phénomène « homme au travail » est complexe, il ne peut s’observer par un seul petit bout de lorgnette. L’observation des phénomènes humains nécessite en effet de nombreuses précautions. Tout d’abord, la méthodologie d’investigation doit être rigoureuse sans pour autant être restrictive. Elle doit bien sûr présenter toutes les qualités de fiabilité des indicateurs de mesure et de représentativité de l’échantillon envisagé. Avec des indicateurs construits sur les théories scientifiques et empiriques les plus à la pointe et un échantillon d’environ 3.500 salariés interviewés (bien plus que la plupart des enquêtes qui plafonnent à 1.500 interviewés), OVAT présente ces qualités.

Le regard porté ne peut être univoque, par exemple à l’aune de la seule satisfaction vis-à-vis des conditions de travail ou de l’implication, comme le montrent la conclusion ci-dessus. Pour appréhender le vécu des salariés français, seul le recours au questionnement multiple est envisageable, du fait de la nature multi-factorielle des phénomènes mentaux. L’expression des phénomènes mentaux passe presque exclusivement par les mots, que ce soit par l’expression verbale ou écrite, ce qui peut présenter un écran à leur compréhension. Comme le précise Françoise Kourilsky, « nous ne pouvons pas nous exprimer réellement avec les mots mais nous ne pouvons pas nous exprimer sans les mots ». Bien qu’ils limitent l’expression de notre pensée, nous avons toutefois besoin des mots pour partager nos expériences. En ce sens l’opinion des individus sur le travail aura son importance pour exprimer la satisfaction ou l’insatisfaction des salariés, mais elle ne sera pas suffisante pour révéler leur ressenti, leurs émotions, leurs attitudes, leurs valeurs qui architecturent leur vécu professionnel.

Pour lire la suite de notre article, téléchargez-le au format pdf