| En
savoir plus sur l'audit de performance sociale - "We can't manage what we can't measure"
Peter Drucker |
| Comment mesurer la
contribution du corps social au travail ? |
|
La financiarisation des
entreprises a changé la donne en matière de gouvernance.
Il s’agit de créer les
conditions d’une rentabilité maximale et immédiate pour
l’actionnaire. Toutes
les ressources sont dévolues à cette finalité, y
compris les Ressources
Humaines. Les Ressources Humaines
sont de
moins en moins perçues comme une source de coûts,
même si parfois elles sont
réduites à une variable d’ajustement. Les Dirigeants ont
désormais intégré
qu’elles pouvaient être de véritables gisements de
création de valeur. Mais
comment mesurer leur contribution à cette création de
valeur ? Mettre les Ressources
Humaines
en équation avec les paradigmes de la Finance est vain. Depuis
environ 20 ans,
l’approche financiariste de la variable humaine de l’entreprise se
heurte à
l’impossibilité de traduire ce facteur immatériel en
chiffres. Pourtant, il
existe dans le champ des Sciences Humaines et Sociales une
démarche analogue à
l’approche d’estimation des risques à venir que pratiquent les
financiers
lorsqu’ils doivent arbitrer leurs investissements dans divers actifs
:
c’est celle de l’audit de performance sociale. La démarche
d’audit de
performance sociale identifie les facteurs de création de valeur
sociale (ceux
qui accroissent la performance sociale) et des facteurs de risque
social (ceux
qui diminuent la performance sociale) à partir d’un
référentiel validé
scientifiquement, le référentiel des
« irritants sociaux »[1]. Ainsi,
l’audit de performance sociale permet d’analyser, au travers du
vécu des
salariés au travail, le potentiel de création de valeur
du corps social et sa
contribution à la performance globale de l’entreprise. La performance sociale : quid est ?
La performance sociale
peut être
envisagée comme la résultante de l’interaction de
différentes parties-prenantes
en situation de travail, visant l’atteinte d’objectifs communs,
légitimés par
une organisation qui prescrit le travail de ces différentes
parties-prenantes. Chaque partie-prenante
se voit attribuer un
« rôle » (des moyens et des pouvoirs) par l’organisation ;
ceci détermine et légitime la
marge de manœuvre de chacune des partie-prenantes dans l’atteinte des
objectifs
qui lui sont fixés : dans cette approche, chaque-partie
prenante peut être
considérée comme contributeur à la performance
sociale. L’interaction
de ces parties-prenantes peut s’appréhender dans une
évaluation ad hoc mesurant
la résultante de cette interaction, comme autant de facteurs
contribuant à la
performance de l’entreprise : c’est l’audit de performance
sociale. L’audit
de performance sociale révèle :
Schéma 1 :
La marguerite de la performance sociale
![]() Voici
décrite ci-dessous chacune des parties-prenantes (les
pétales de la marguerite du schéma ci-dessus) dans sa
contribution comme
facteur de performance sociale.
L’objet d’un audit de
performance est ainsi de révéler les
éléments factuels de connaissance des
facteurs-clé de la performance sociale mais aussi les facteurs
de risque social
qui viendraient dégrader la performance de l’Organisation de
l’entreprise
auditée. Audit de performance sociale : fondements théoriques Un audit de performance sociale se distingue d’une enquête d’opinion tant au niveau de sa finalité que de ses moyens :
L’enquête d’audit
de performance
sociale se présente sous la forme d’un questionnaire
quantitatif, complété par
une expression libre. Idéalement ce questionnaire est
administré en ligne
auprès des salariés. Les salariés qui
répondent au questionnaire en ligne
l’effectuent depuis n’importe quel ordinateur connecté à
Internet, selon des
modalités préservant rigoureusement leur anonymat. Le
questionnaire peut également
être administré par téléphone grâce
à une équipe de télé-opérateurs
dimensionnée selon les besoins à couvrir. Le
questionnaire peut être également
administré sous format papier; toutefois ce formalisme est
déconseillé car il
diminue la validité des réponses et ne permet pas de
fournir aux répondants un
« feed-back à chaud » de leurs
réponses, ni de recueillir leurs
commentaires individuels spontanés, de plus il accroît
considérablement les
coûts. Les
résultats globaux sont traités par des logiciels
statistiques ad hoc et
donnent lieu à une analyse effectuée par des experts en
analyse de la
performance sociale. Ces experts établissent un rapport d’audit
précisant,
unité par unité, les facteurs de création de
valeur sociale et les causes
majeures de dégradation de la performance sociale et par
conséquent les axes
d’action prioritaires, appuyés par des recommandations
d’actions. Ce rapport
est le fondement de restitutions effectuées auprès des
salariés au sein des
organisations auditées, avec les déclinaisons qui
s’imposent en fonction des
publics ciblés. [1] Les
« irritants sociaux » sont
les multiples petits problèmes de la vie quotidienne des
collaborateurs,
laissés sans solution. Daniel Labbé et Hubert Landier ont
développé un
référentiel de 32 irritants sociaux, validé avec
le CNRS, qui recouvre environ
85% des facteurs de performance sociale. Ces 32 irritants sont
regroupés en
cinq grandes familles : Comportement perçu de la Direction,
comportement perçu
de l’encadrement, composition sociologique de l’établissement et
représentation
du personnel, mise en œuvre perçue des méthodes de
management et perception de
l’avenir et des rapports entre l’organisation et son
environnement. |
| Pierre-Eric SUTTER Pour en savoir
plus :
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audit
de performance sociale
+33 1 44 52 88 88 ou support@mars-srm.com |
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