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du mois : Les principes humanistes au travail |
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| Partie 2 : Les principes humanistes au travail |
Le rationalisme cher à Kant fait toutefois émerger au 19° siècle deux courants de pensée qui, parce qu’ils s’appuient à l’excès sur la rationalité viennent
menacer les principes humanistes qui régissent les fondements de la conception de l’homme ; il s’agit du déterminisme et du réductionnisme.
L’union du réductionnisme et du déterminisme s’est propagée jusqu’au 21° siècle au travers de deux avatars politico-économiques, le libéralisme et le communisme qui proposent, selon des modalités propres - pour le premier l’individualisme et pour le seconde le collectivisme - une théorie de l’homme fondée sur le matérialisme. Le matérialisme postule que le réel n’est fait que de matière et d’immanence, il fait donc fi d’une réalité de l’esprit, dans toutes ses acceptions, qu’elle soit psychologique, spirituelle, ou transcendante, réduisant ainsi l’esprit au cerveau, l’invisible au visible. C’est cette théorie matérialiste, dont la filiation déterministe et réductionniste s’ancre dans le rationalisme, qui à l’heure actuelle détermine amplement les fondements du capitalisme, qu’il soit occidental et ultra-libéral, ou chinois et communiste. C’est cette théorie matérialiste qui se heurte aux principes humanistes qui envisagent l’homme comme un être libre et non déterminé, alors que paradoxalement, elle y a puisé ses fondements. Au vu des excès et des dangers dans lesquels le capitalisme et le matérialisme conduisent l’humanité et l’environnement, il est temps de s’interroger sur la pertinence des théories matérialiste, déterministe et réductionnisme, qui conditionne amplement la façon dont est pensée le capitalisme, le consumérisme, le travail, l’entreprise et le management. L’homme n’est pas une machine, il vaut bien mieux que cela. Pour qui pense que l’homme vaut mieux qu’une machine, l’humanisme est au cœur de ses principes et hiérarchise ses valeurs. Mettre l’humanisme au cœur des principes et valeurs n’est pas s’opposer à la rentabilité. C’est estimer qu’en appliquant les principes de l’humanisme on parviendra à susciter une rentabilité plus responsable, plus durable, car plus soucieuse de l’humanité et de l’environnement. Il est temps de repenser les fondamentaux du travail à l’aune de l’humanisme originel. Pierre-Eric SUTTER |
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