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Dossier du mois : Stress au travail : optimiser la démarche de prévention
                                                                   
Partie 3 : Phase de traitement du stress au travail
A l’issue de la phase de diagnostic et en prévision de la mise en œuvre de la phase de traitement, un plan d’action a été formalisé. Idéalement, il se décline selon les 3 volets de la prévention : primaire (traiter les causes organisationnelles), secondaire (atténuer les causes organisationnelles et les conséquences sur les salariés) et tertiaire (traiter les conséquences sur les salariés). Ce plan d’action peut concerner :
  • les actions de traitement hiérarchisées par degré d’urgence, tant sur le plan individuel qu’organisationnel, allant du curatif au préventif ;
  • les actions de formalisation d’une politique de prévention - anticipant l’éventualité d’une occurrence de troubles - et de sa mise en œuvre.
La phase de traitement permet d’agir contre les conséquences du stress par une prise en charge appropriée, selon les cas, de souffrances individuelles mais aussi, selon les cas, de dysfonctionnements organisationnels, si l’on a pris le chemin de l’action contre le stress en commençant par l’étape du diagnostic (comme nous l’avons fait dans le présent dossier). Dans cette approche, le traitement sera plutôt curatif. Mais si l’on a pris le chemin de l’action contre le stress en commençant par l’étape de la mise en œuvre d’une politique de prévention, le traitement sera d’une toute autre nature. Il sera alors plutôt préventif.

A chaque diagnostic effectué correspond des pistes de traitement spécifique, du fait de la contingence de chaque entreprise et de chaque salarié, qui fait que chaque cas organisationnel ou individuel est unique.

Bien évidemment, le traitement selon qu’on agit sur les causes (l’organisation) ou les conséquences (les individus) du stress au travail ne sera pas de même nature. Il en est de même pour la nature de l’action de traitement selon qu’elle est curative ou préventive.

Voici quelques exemples pour illustrer les différentes natures d’intervention possibles :
  • Actions curatives :
    • Au niveau individuel : traitement des ‘urgences’ en cas de risque avéré. Décisions-actions possibles : réorientation vers le médecin du travail, coaching, formation, psychothérapie...
    • Au niveau organisationnel : mise en conformité avec les obligations légales (affichage, document unique…) ; levées des causes de dangerosité avérée (mise en place d’une procédure de réunion, formalisation d’une charte du « bien travailler-ensemble », formation ou mobilité de tel manager…).
  • Actions préventives :
    • Au niveau individuel : Programme individuel et/ou collectif de détection et de gestion de la stressabilité (formation ou coaching)
    • Au niveau organisationnel : gestion de projet de traitement des stresseurs à l’aide d’une démarche-projet ad hoc ; conduite du changement (reengineering organisationnel, mise en œuvre d’une GPEC ou réorientation, refonte des systèmes de rétribution, refonte de la communication interne et RH, etc.). Ces interventions s’effectuent avec des partenaires spécialisés (en accompagnement du changement, en rémunération, en communication… et font l’objet de devis séparés.
m@rs-lab et ses partenaires proposent toute une palette de prestation d’accompagnement des individus en situation de stress, en but avec les stresseurs de leur organisation. Voici un exemple d’intervention possible avec le programme « bien dans peau, bien son poste » (sous forme de coaching ou de formation) :
  • Séminaire (cible : l’organisation) :. Ce niveau du programme permet de sensibiliser les managers et décideurs d’une organisation aux problématiques de risques sociaux (risques socio-organisationnels qui peuvent déboucher sur des risques psychosociaux) et de leur impact non seulement sur la performance économique de l’organisation mais aussi sur la performance « humaine » des salariés et des effets d’externalités négatives sur l’environnement sociétal (augmentation des dépenses en santé publique)
  • Formation (cible : les collectifs de travail) : Ce niveau du programme permet de sensibiliser les sous-groupes sociaux du corps social aux problématiques de coopération collective qui peuvent venir obérer leur efficacité, voire déboucher sur des risques psychosociaux ; l’isolement d’un salarié dans une équipe parce qu’il est par exemple un nouvel entrant et que « la greffe ne prend pas » peut représenter un risque de dépression.
  • Accompagnement individuel (cibles les individus) : Ce niveau du programme permet de sensibiliser les individus sur les risques et opportunités que représente le travail pour leur santé mentale et leur épanouissement tant professionnel que personnel.


                                                                                             

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