| Dossier
du mois : Développer le bien-être au travail par l’estime de soi |
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| Partie 1 : Construction de l’identité professionnelle : le rôle de l’estime de soi | |
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Une estime de soi élevée au travail entraîne de la satisfaction et du bien-être psychologique ainsi qu’un sentiment général de compétence, ce qui fait anticiper les succès professionnels à venir. Une estime de soi faible entraîne une insatisfaction générale voire un manque de confiance en soi qui peut être démotivant. L’estime de soi est un concept issu de nombreux travaux de recherche scientifiques, particulièrement en psychologie. Ce concept révèle comment l’identité de l’individu se construit, particulièrement au regard des situations professionnelles rencontrées. L’estime de soi se définit simplement comme un jugement de valeur général porté par soi-même sur soi, en comparaison avec l’idéal de soi. Plus précisément, elle désigne le jugement ou l'évaluation de soi sur soi-même au regard de ses propres valeurs. Lorsqu’un individu entreprend quelque chose qu’il estime conforme à ses valeurs, il ressent une valorisation. A l’inverse, lorsque il évalue ses actions comme étant en opposition à ses valeurs, il « baisse dans son estime ». Selon les psychologues, l'estime de soi ne doit pas être confondue avec la confiance en soi qui, bien que liée à la première, est en rapport avec des traits de personnalité ou des facultés intellectuelles plus qu'avec des valeurs. L’estime de soi ne doit pas non plus être confondue avec l’affirmation de soi (capacité de prendre sa place avec bienveillance et fermeté au milieu des autres, également appelée assertivité), l’image de soi (ce que la personne perçoit d'elle-même) ou l’idéal de soi (ce que la personne souhaiterait être). Face aux situations professionnelles quotidiennes qu’il rencontre, l’individu au travail se sent « apte » ou pas à les affronter, il se sent en capacité de les gérer ou pas. C’est par exemple affronter un collègue bougon ou un manager colérique, négocier avec un client de mauvaise humeur ou prendre la parole en réunion face à un grand nombre de participants. Chaque individu, face à de telles situations, fait psychiquement référence à son histoire professionnelle pour identifier une situation équivalente qui va lui servir de « guide » quant à la façon de réagir. Sa réaction se conforme à trois « référents » psychiques, intériorisés depuis qu’il travaille, voire depuis sa tendre enfance, si la situation se réfère à des contextes plus personnels. Ces trois référents sont premièrement le récit autobiographique que l’individu s’est lui-même construit, deuxièmement sa faculté à intégrer de nouvelles informations apportées par les nouvelles expériences et troisièmement les évaluations faites par autrui sur lui-même. Sa réaction, face aux situations professionnelles quotidiennes, sera calquée sur ces trois référents. Pour prendre l’exemple de la prise de parole en public, l’individu peut s’être construit à ce sujet une autobiographie négative parce qu’il a eu peu d’occasions de s’exprimer en public, qu’à chaque fois cette forme d’expression orale s’est soldée par un échec effectif (ressenti par lui-même et exprimé par autrui), ce qui ne lui a pas permis de progresser sur cet axe. |
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VOS REACTIONS |
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merci pour cet article trés intéressant qui devrait faire réfléchir managers, formateurs de managers et DRH à rapprocher des théories de la sociologie clinique développées entre autres par Vincent de Gaulejac. Marie-Laurence Alexandre : Le 02/04/10 à 10h26 |