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Dossier du mois : Adopter la « PME attitude » pour doper la performance sociale des entreprises
                                                                   
Partie 2 : La proximité au travail, ressort de la performance sociale des TPE
« Dans une TPE, on existe vraiment, la compétence est reconnue, les rapports humains sont plus directs », indique un salarié, contributeur anonyme à l’enquête sur la performance sociale de l'Observatoire de la vie au travail (OVAT). Le résultat est sans appel : les salariés des TPE sont les plus optimistes, ils jugent plus favorablement l'ensemble des indicateurs de performance sociale mesurés sur eux. Ceci va dans le sens de l'hypothèse selon laquelle la faible taille de l'entreprise (moins de 10 salariés) influence favorablement la manière dont les salariés pensent et vivent le travail.

Avant d’aborder la synthèse des résultats, précisons quelques éléments de méthodes. L’enquête OVAT, menée en partenariat avec Keljob auprès de 3 000 salariés, porte sur sept indicateurs : le climat social, l'exposition au stress, la qualité du management, la qualité de la gouvernance sociale, le moral des salariés, l'implication des salariés et la représentation sociale du travail. Comme nous allons le découvrir, cinq de ces sept indicateurs sont favorablement activés en ce qui concerne les salariés de TPE.

Les trois premiers de ces cinq indicateurs concernent les facteurs « exogènes », liés à l’environnement professionnel, c’est-à-dire ceux directement liés à la teneur des conditions de travail que l’employeur suscite. Les deux derniers concernent les facteurs « endogènes », ceux liés aux salariés, i.e. le « capital professionnel » qu’ils apportent avec eux à leur travail, chez leur employeur : il s’agit de l’implication et de la représentation sociale du travail ainsi que son corollaire, la valeur travail.

Abordons d’abord les trois premiers indicateurs qui concernent plus spécifiquement la satisfaction spontanée des salariés vis-à-vis des conditions de travail, directement liées à leur entreprise.
  • Climat social : véritable « météo » des entreprises, cet indicateur mesure la satisfaction ou l’insatisfaction générale des salariés vis-à vis de leur employeur, au travers de 5 familles de 32 facteurs : perception de la Direction, du management de proximité, vécu des interactions liées à la composition sociologique du corps social et aux représentants du personnel, méthodes de management, perception de l’avenir tant en termes d’employabilité que de perennité de l’employeur. L’effet le plus statistiquement significatif se situe au niveau des TPE (1 à 9 salariés) qui recueillent la meilleure note. Ce résultat est doublement intéressant. Le résultat des TPE va dans le sens des résultats que nous avions constatés jusqu’à maintenant (cf. dans le blog notre article « Comparaison de performance sociale Différences entre les entreprises de grande et de petite tailles » - Baggio S. et Sutter P-E http://blog.mars-lab.com/Etudes/Articlescientifiques/compgdeptentremars09.php), selon lesquels les petites entreprises présentent un climat social plus favorable. Toutefois, ce résultat favorable se restreint aux TPE, les PME ayant un score voisin des entreprises plus grandes.
  • Perception de la qualité managériale : cet indicateur mesure le lien entre le salarié et le manager et plus particulièrement la façon dont les collaborateurs perçoivent leur manager direct au travers de 16 facteurs regroupés en 3 trois familles : le leadership, la régulation et la communication. La qualité managériale est évaluée de manière très favorable dans les TPE. En revanche, les salariés des PME (10-49 salariés et 50-249 salariés) sont plus nuancés.
  • Concernant l’exposition au stress : cet indicateur permet de cerner les facteurs susceptibles de peser directement sur le bien-être au travail ; l’exposition au stress se mesure à l’aide de 22 stresseurs regroupés en 6 familles ; il s’agit de stresseurs liés à l'incertitude et à l'imprévisibilité au travail, au manque de reconnaissance (social, symbolique, matériel), aux relations interpersonnelles, aux problèmes de communication, au changement et aux valeurs, au job design. Les salariés des TPE continuent à présenter les meilleurs résultats. Les salariés des PME (10-49 salariés) s’estiment également peu exposés au stress. En revanche, les résultats sont très dégradés pour les grandes PME (50-249 salariés).
Abordons maintenant les deux derniers indicateurs, l’implication et la représentation du travail avec son corollaire, la valeur travail, indicateurs qui révèlent en valeur absolue les caractéristiques et qualités endogènes des salariés, plus indépendamment des conditions de travail de l’environnement professionnel que suscite l’employeur et/ou l’emploi.





                                                                                             



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