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du mois : Absentéisme & présentéisme : parties émergées et immergées de l’iceberg du désengagement
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4 : Agir contre le désengagement : Le plan d’action |
Il est vain de vouloir s’en prendre à un absentéisme jugé abusivement élevé si l’on ne cherche pas, en amont, à analyser les causes du désengagement des salariés de façon à y porter remède approprié. Or, l’analyse des irritants sociaux conduit à passer en revue l’organisation humaine de l’entreprise dans son ensemble :
Bien entendu, l’entreprise ne peut pas grand chose aux valeurs qui animent le salarié, à ce qu’il considère comme « normal » ou « pas normal », à ses raisons de vouloir travailler dur ou de se laisser vivre. Ce sont là des données personnelles ou des faits de société, qu’elle subit sans pouvoir les maîtriser. Il lui est possible, par contre, d’en tenir compte et de s’organiser en conséquence. L’entreprise ne saurait se contenter de multiplier les contrôles ou de créer une « prime d’assiduité » voire une « prime de présentéisme » dans l’espoir de mettre fin à des comportements que ses dirigeants jugent abusifs ; ce serait là s’en prendre au symptôme et non à ce qui le provoque. Certains principes – le respect des horaires, par exemple - qui semblaient aller de soi pour les plus anciens, ont souvent cessé d’aller de soi pour les plus jeunes, compte tenu du style d’éducation dans lequel ils ont été élevés. D’où l’importance de la procédure d’accueil quand ils arrivent dans l’entreprise ; ce qui ne va pas de soi pour eux, il va falloir le leur apprendre ; et cet apprentissage ne peut pas être imposé, il doit être expliqué, au même titre que les procédures de sécurité. Et il s’agit là d’un problème beaucoup plus fondamental de management qui nécessite de s’interroger tout à la fois sur la pertinence, en termes d’efficacité collective, des contraintes imposées au salarié, sur le sens qu’il peut donner à son investissement dans l’entreprise et sur la qualité des rapports de travail avec ses collègues et avec l’encadrement. Le mal-être s’exprimait autrefois de façon collective ; il se manifeste aujourd’hui d’une façon moins directe ; elle n’en est pas moins coûteuse pour l’entreprise, loin de là, et exprime par ailleurs un mal être qui ne saurait être ignoré. Pierre-Eric SUTTER et Hubert LANDIER |
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