| Dossier du mois : Absentéisme & présentéisme : parties émergées et immergées de l’iceberg du désengagement |
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| Partie
3 : A l’origine du désengagement : la multiplication des « irritants sociaux[1]» |
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Cela invite à s’interroger sur les raisons du désengagement. Celui-ci constitue la résultante de la quantité de contrariétés, petites et grandes, que le salarié éprouve durant les heures qu’il passe au travail. Nombre de salariés se trouvent dépendants d’une organisation complexe telle que le moindre grain de sable provoque un effet d’avalanche. Le bus est arrivé en retard, la nourrice était déjà partie, le petit est malade, les plombs ont sauté et le moteur refuse de démarrer. Dans ces conditions, il peut être tentant de baisser les bras et de trouver un prétexte médical. Une telle situation résulte en grande partie de ce que la règle veut aujourd’hui que les deux membres du couple aient une activité professionnelle. Par ailleurs, ils habitent parfois très loin de leur lieu de travail. Il suffit de peu de choses, dès lors, pour désorganiser ce complexe équilibre, qui ne leur laisse que très peu de marge de manœuvre. Les managers doivent mesurer qu’il faut parfois beaucoup de pugnacité aux salariés pour parvenir, chaque matin, à être à peu près à l’heure à leur travail. Tout dépend, dès lors, de la relation que le salarié entretient avec son entreprise. Face à la tentation de rester au lit ou de tout laisser tomber, plusieurs facteurs sont à prendre en considération :
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