| Dossier
du mois de juillet 2008 : Réforme de la
représentativité syndicale : interprétations
erronées et vraies questions |
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| Partie 3 : Quelques hypothèses sur les changements à attendre de la loi |
| Les effets de la future loi sur la composition de l'échiquier syndical a
d'ores et déjà fait l'objet de spéculations qui demandent à être examinées attentivement. La première hypothèse est que rien ne changera. Ce sera assez probable durant la période de transition. Mais les syndicalistes vont devoir se préparer pour la suite. On en voit une première manifestation avec le projet de fusion entre la CFE-CGC et l'UNSA, qui pourrait avoir un effet d'entraînement. Cela, c'est ce qui est visible au sommet. Mais il faudra également prendre en compte ce qui se passera à la base. "L'union à la base" fait partie, à certaines époques, des pratiques syndicales en France. Et celle-ci, venant des petites structures inquiètes de perdre les droits liés à leur représentativité, est susceptible de prendre deux formes. Première forme : un mouvement de fusion entre "petits syndicats", un syndicats CFTC se rapprochant par exemple d'un syndicats FO dans l'espoir, à deux, de passer la barre des 10%. On assistera ainsi à la présentation de listes communes et, dans certains cas, à des fusions organiques. Bien entendu, les problèmes de personnes l'emporteront largement sur les questions de principes ou de choix programmatiques. Certains "rentiers" perdront leur "rente" et devront se remettre en question. En termes de dynamisme, il est permis de penser que le syndicalisme aura quelque chose à y gagner. Deuxième forme : une migration de certains syndicats susceptibles de perdre leur représentativité vers une organisation plus consistante et mieux assurée de la conserver. Pour FO, la CFTC, l'UNSA et la CFE-CGC, il s'agit là d'un réel danger. La carte syndicale a cessé de correspondre exactement à des convictions. L'opportunisme tend de plus en plus à l'emporter dans le choix d'une enseigne. Et l'opportunisme pourrait pousser certains syndicalistes vers la CGT et vers la CFDT. A contrario, les petites organisations, ayant cessé d'être protégées comme elles l'étaient, risquent de se vider de leur substance. En conclusion, des mouvements de reclassements se feront sentir sans qu'il soit possible de prévoir dès à présent ce qui en résultera. Ce qu'il est possible d'affirmer, en revanche, c'est que le mouvement de ces dernières années qui allait dans le sens de l'éclatement, pourrait, cette fois, se manifester dans le sens d'une concentration de l'échiquier syndical |
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