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du mois d'Août 2008 : Une cause croissante d'exaspération
: la lourdeur des reporting |
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| Partie 1 : Une perte de
temps non justifiée |
| Les
salariés, et plus particulièrement les cadres, sont de
plus en plus nombreux à se dire exaspérés par la
lourdeur des reportings qu'il leur faut assurer. En clair, les tableaux
de chiffres qu'ils doivent remplir leur prennent de plus en plus de
temps, au détriment de leurs autres oblications, sans que
l'utilité leur en paraisse toujorus évidente. "Le
rôle de quelqu'un comme moi, ce serait d'être chez les
clients, pas de s'enfermer dans son bureau pour aligner des chiffes",
observe ainsi un cadre commercial. Cette tendance s’explique à la fois par la mise en oeuvre de modes de management venus des Etats Unis, par une tendance à la centralisation, par un relèvement du niveau d’exigence, par l’attribution à chacun d’objectifs chiffrés et par un contrôle beaucoup plus serré du niveau des résultats par rapport à ces objectifs. Le problème, c’est que les masses de renseignements que chacun doit ainsi fournir constituent une perte de temps alors qu’ils ne semblent pas toujours justifiés. Ils ont pour effet de « mettre l’entreprise sous tension » et expliquent ainsi pour partie la progression du stress. Reste à savoir s’ils constituent un facteur de performance ou d’une illusion de la performance. Les enquêtes de performance sociale laissent apparaître que dans de nombreuses entreprises, les reportings exigés par la Direction sont considérés, avec la consultation des e-mails et la réponse à leur donner, comme une source croissante de perte de temps. Selon de nombreuses personnes interrogées (ingénieurs et cadres, agents de maîtrise et techniciens, employés), il leur faut passer parfois plusieurs heures par jour à remplir et tenir à jour des états dont l’utilité ne leur est pas toujours évidente. Or :
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